Avant propos

N¨¦e en 1966 ¨¤ Ouagadougou au Burkina-Faso, Olga Yameogo fit ses premi¨¨res exp¨¦riences plastiques dans sa culture d¡¯origine entre masques, tissus, objets de cultes animistes et ses ¨¦tudes dans la langue de l¡¯ancien colonisateur.
De cette multiplicit¨¦ d¡¯influences, une fusion s¡¯est op¨¦r¨¦e en France o¨´ Olga fait ses premi¨¨res expositions. Totalement autodidacte, elle peint dans une technique simple : pigments naturels ramen¨¦s d¡¯Afrique et liants, sur des toiles ¨¤ grosse trame mais aussi sur toutes sortes de fragments de r¨¦cup¨¦ration de notre consommation ordinaire.
Dans ses tableaux, le quotidien de l¡¯artiste prend des allures de contes avec des personnages imaginaires qui ¨¦voluent dans un monde o¨´ la couleur, refl¨¦tant une certaine id¨¦e de la vie, lance ses appels ¨¤ la joie,. Elle est sans doute une des meilleures repr¨¦sentantes de ce mouvement de m¨¦tissage qui s¡¯est d¨¦velopp¨¦ depuis les ann¨¦es 80.
En ce sens, Olga, tout en filtrant le monde occidental, ne s¡¯est pas laiss¨¦ infiltrer par l¡¯art international de march¨¦ qu¡¯elle connaît mais dont elle ignore volontairement la pr¨¦gnance. Sa r¨¦cente exposition d¨¦montre un positionnement sur l¡¯histoire de l¡¯art o¨´ elle revisite l¡¯abstraction dans un langage brut et raffin¨¦ ¨¤ la fois.
Ses compositions tr¨¨s charpent¨¦es nous conduisent vers des latitudes o¨´ les couleurs prennent leurs densit¨¦s extr¨ºmes ¨¤ la lumi¨¨re.
Sa peinture raconte sans que l¡¯anecdote cache le v¨¦ritable sujet du tableau : la peinture ; mais c¡¯est toujours avec les yeux de l¡¯innocence, celle d¡¯un monde qui n¡¯existe que dans les belles histoires d¡¯enfants.

Michel Batlle

 

expos prévues

galerie Ô Marches du Palais

mars/avril 2011 Lodève

expo individuelle

VRAC

fin avril

expo collective